Trois familles de produits sous le même nom

Le catalogue Al Fakher se lit en trois blocs, et c’est la seule cartographie utile avant de cliquer.

D’un côté, les appareils qui fonctionnent avec une cartouche préremplie – Hyper Max Prime, Crown Switch. On achète le corps une fois, on rachète ensuite des cartouches prêtes à l’emploi, qui se clipsent ou s’aimantent selon le modèle. Rien à manipuler, rien à doser.

De l’autre, les kits à remplir, Cubic et Refill Pro. La cartouche se remplit avec un e-liquide vendu en flacon. Ces kits arrivent avec de quoi démarrer, ce qui masque parfois la logique : passé les premiers flacons, c’est à l’acheteur de fournir le liquide.

Restent les e-liquides Al Fakher, qui n’ont d’usage qu’avec la deuxième famille. En sels de nicotine, en flacon de 10 ml prêt à vaper. Ou en grand format sans nicotine, à compléter d’un booster pour qui en veut.

Le nombre accolé à certains noms, 30K ou 50K, n’est pas une contenance. C’est une estimation du fabricant du nombre de bouffées cumulées sur plusieurs cartouches ou plusieurs remplissages, obtenue sur un banc d’aspiration à cadence régulière. Aucune norme ne l’encadre, aucun organisme extérieur ne la vérifie. Elle sert à situer deux modèles d’une même gamme l’un par rapport à l’autre, pas à prévoir une durée d’usage.

Cartouche préremplie ou cartouche à remplir : ce que le choix engage

La question n’est ni la puissance ni le format. Elle tient en une ligne : veut-on manipuler du liquide ?

Une cartouche préremplie ne demande rien. On la sort de son emballage, on la met en place, on tire. Le dosage de nicotine et l’arôme sont fixés d’avance, ce qui simplifie l’achat et le borne : pour changer de goût, on change de cartouche.

Un kit à remplir demande un geste, une attente et un peu d’attention. On verse par le haut, puis on laisse la mèche s’imbiber. Al Fakher recommande une dizaine de minutes avant la première bouffée, et ce délai n’est pas une précaution de principe. Tirer sur un coton sec le brûle, et le défaut est irréversible. En échange, on choisit son liquide et son dosage, et la même cartouche ressert. Le nombre de remplissages reste limité : la documentation du Refill Pro en annonce quatre, après quoi la résistance intégrée est en fin de vie.

Il y a une conséquence dont les fiches ne parlent pas. Un système fermé lie l’acheteur à la disponibilité de ses cartouches : le jour où la référence n’est plus approvisionnée, le corps ne sert plus à rien. Un système ouvert permet de basculer sur un autre liquide au bon format. L’arbitrage se joue sur des mois, pas au moment de la commande.

Quel e-liquide pour quel appareil

Deux formats de flacon, deux usages, et une confusion fréquente entre les deux.

Les sels de nicotine en 10 ml sont prêts à vaper. Dosés au maximum à 20 mg/ml,  le plafond réglementaire, en 50/50, ils correspondent aux petits appareils à tirage indirect. C’est le format qui va dans les kits Al Fakher à remplir.

Le grand format répond à une autre logique. Le flacon contient 50 ml de liquide sans nicotine dans une fiole de 60, et l’espace laissé libre correspond à un booster de 10 ml. L’arôme y est concentré en conséquence, ce qui explique qu’il paraisse plus marqué vapoté tel quel. Sans nicotine, il ne tombe pas sous la limite des 10 ml, qui ne concerne que les liquides nicotinés.

L’erreur classique consiste à commander un flacon pour recharger un appareil à cartouche préremplie. Ces cartouches sont scellées : forcer le remplissage fait remonter le liquide dans le puits d’air et provoque des fuites. Vérifier la famille de son appareil avant de commander du liquide règle la question, c’est le sens du premier paragraphe de cette page.

Al Fakher et les autres systèmes

La plupart des marques à recharge vendues sur le site fonctionnent en circuit fermé. RELX, WAKA et X-BAR Click & Puff proposent un corps et des recharges propriétaires, sans remplissage possible. Al Fakher tient les deux logiques sous un même nom, ce qui explique qu’on trouve dans la même grille des cartouches scellées et des flacons d’e-liquide.

Cette particularité a un revers. Chez RELX ou WAKA, une recharge est une recharge. Chez Al Fakher, le nom de la marque ne suffit pas : il faut regarder le modèle avant d’ajouter au panier.

Pour le reste, la règle est la même partout. Les cartouches ne se transfèrent pas plus d’une marque à l’autre que d’un modèle Al Fakher à l’autre, chaque système a son logement et son contact.

Questions fréquentes sur les produits Al Fakher

Comment savoir si mon appareil prend une cartouche préremplie ou se remplit ?

Le nom du modèle donne la réponse. Hyper Max Prime et Crown Switch fonctionnent avec des cartouches prêtes à l’emploi. Cubic et Refill Pro se remplissent avec un e-liquide en flacon. En cas de doute, un orifice de remplissage sous le capuchon supérieur signale un système ouvert : une cartouche scellée n’en comporte pas.

Les cartouches sont-elles compatibles d’un appareil Al Fakher à l’autre ?

Non. Chaque modèle a son logement et son contact électrique. Une cartouche Hyper Max ne se monte pas sur un Hyper Max Prime, et le Crown Switch utilise un format encore différent. Relever le nom exact du modèle, inscrit sous le corps ou sur l’emballage d’origine, reste le seul moyen fiable d’éviter l’erreur avant de commander des cartouches seules.

Quel e-liquide choisir pour un kit Al Fakher à remplir ?

Les flacons de 10 ml en sels de nicotine, en 50/50, correspondent à ces appareils à tirage indirect. Le grand format sans nicotine convient également, à condition d’ajouter un booster pour qui veut de la nicotine. Ni l’un ni l’autre ne s’utilise avec un appareil à cartouche préremplie, qui n’a pas d’orifice de remplissage.

Pourquoi attendre après avoir rempli une cartouche ?

Le temps que la mèche s’imbibe. Al Fakher recommande une dizaine de minutes après le remplissage. Tirer avant que le coton soit saturé le brûle, et ce défaut ne se rattrape pas : le goût de brûlé s’installe et la cartouche est à changer. Le même délai vaut après une longue période sans usage.

Combien de fois une cartouche à remplir se remplit-elle ?

Un nombre limité de fois : la documentation du Refill Pro annonce quatre remplissages par cartouche. La résistance est intégrée et s’encrasse à mesure. Quand le goût s’affadit ou tire vers le brûlé alors que le niveau est correct, la cartouche est en fin de vie, même si rien ne se voit de l’extérieur.

Que signifie le 30K ou le 50K dans le nom d’un modèle ?

Une estimation du nombre de bouffées cumulées, mesurée par le fabricant sur banc d’aspiration en enchaînant cartouches ou remplissages. Ce n’est ni une contenance ni une norme, et aucun organisme extérieur ne la contrôle. Elle permet de situer deux modèles d’une même gamme l’un par rapport à l’autre, sans indiquer une durée d’usage réelle.